18e Conférence Annuelle des Premiers Ministres Provinciaux, Communiqué (18-19 août 1977)


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Date: 1977-08-18
Par: Allan Blakeney
Citation: 18e Conférence Annuelle des Premiers Ministres Provinciaux, Communiqué, Doc 850-8/022 (St. Andrews: 18-19 août 1977).
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DOCUMENT: 850-8/022
COMMUNIQUÉ
Diffusion immédiate Le jeudi l8 août 1977
Le premier ministre Allan Blakeney se dit surpris et
consterné par la teneur de la proposition présentée par
M. Lévesque, premier ministre du Québec, concernant les droits
linguistiques des Canadiens.
Le premier ministre de la Saskatchewan ajoute que la
proposition québécoise selon laquelle les enfants qui viendraient
habiter au Québec en provenance d’une autre province, et dont
les parents n’auraient pas reçu l’instruction en anglais,
n’auraient pas le droit d’étudier dans les ecoles anglaises du
Québec même s’ils le desirent, est révoltante pour les Canadiens,
et en particulier pour ceux de l’Ouest canadien.
Selon M. Blakeney, la Saskatchewan croit que tous les
Canadians ont les mêmes droits lingustiques, quels que soient
leur lieu de résidence, leur langue et le lieu d’origine de leurs
parents.
« Ce que le Québec propose, c’est que les enfants des
Canadiens anglophones qui émigrant de la Saskatchewan au Quebec
n’aient pas les mêmes droits que les enfants de Canadiens non
anglophones qui font de même.

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« Voilà qui est irreconciliable avec le principe du
canadianisme que partage la grande majorité des habitants de
la Saskatchewan », déclare M. Blakeney.
Il ajoute: « J’opte pour que le gouvernement fédéral
et les provinces discutent ensemble des façons possibles de
renforcer les droits linguistiques fondamentaux dans toutes
les provinces ».

« À l’automne dernier, les premiers ministres provinciaux
avaient fait un grand pas dans ce sens. »
« Pendant ce temps, la Saskatchewan fait ce qu’elle peut
pour offrir toutes les chances possibles à ses habitants, du
point de vue linguistique, en fonction des besoins de la population
et des antécédents multiculturels de la province. »
« Nous sommes prêts à examiner toute nouvelle proposition
qui favoriserait l’unité nationale. »
« Il n’en demeure pas moins que l’idée du Québec selon
laquelle un Canadian a des droits scolaires différents selon que
ses parents parlaient ukrainien, allemand, anglais ou français
est inacceptable. »
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