« Comté de St. Bellechasse », Le Pays (9 mars, 1865)
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Date: 1865-03-09
Par: Le Pays
Citation: « Comté de St. Bellechasse » Le Pays (9 mars, 1865)
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Comté de Bellechasse.
A une séance spéciale du Conseil municipal de la paroisse Saint-Charles, comté de Bellechasse, tenue jeudi, deuxième jour de mars courant, et convoquée par le Dr. O. Pelletier, écuyer, maire, à la réquisition de Jean Boucher et Jean Blais, écuyers, conseillers, et autres citoyens dans le but d’exprimer leur opinion sur l’importante question de la confédération des provinces anglaises de l’Amérique du Nord : laquelle séance étant présidée par le dit Dr. O. Pelletier, écuyer, et après en avoir expliqué le but, il fut—
Proposé par Jean Boucher, écuyer, secondé par Laurent Chabot, écuyer conseillers.
« Que ce conseil croit avoir raison de se plaindre du peu de temps qui s’est écoulé depuis la sortie de l’avis et le jour de l’assemblée du comté de Bellechasse à Saint-Michel, et que la conséquence a été qu’il n’y avait pour assistants que ceux, pour ainsi dire, qui lisent les journaux, et même que plusieurs paroisses n’y étaient pas représentées. Adopté unanimement. »
Proposé par Magloire Gosselin, écuyer, secondé par Jean Blais, écuyer, conseillers. “ Que le projet d’une confédération des provinces anglaises de l’Amérique du Nord, tel qu’adopté par la conférence de Québec, ne saurait assurer à leurs habitants aucun avantage politique que le Canada ne possède pas déjà. Adopté unanimement.” Proposé par Jean Blais, écuyer, secondé par Benjamin Labrie, écuyer conseillers. “ Que l’addition d’une frontière de 600 milles à la frontière déjà immense du Canada, entraînerait nécessairement la nouvelle union dans une organisation militaire des plus onéreuses pour les moyens du pays. Adopté unanimement.” Proposé par Benjamin Labrie, écuyer, secondé par Jean Boucher, écuyer, conseillers. “ Que ce conseil est d’opinion que les dépenses qui seraient occasionnées par l’établissement du régime proposé ne pourrait manquer d’obliger le gouvernement d’avoir recours aux taxes directes pour subvenir à ses besoins, en sus des charges et impôts qui pèsent déjà lourdement sur la population. Adopté unanimement.” Proposé par Jean-Baptiste Gosselin, écuyer, secondé par Laurent Chabot, écuyer, conseillers. “ Que le projet d’abolir le Conseil Législatif électif pour le remplacer par un conseil nommé à vie par le gouvernement est considéré comme un attentat aux droits populaires. Adopté unanimement.” Proposé par Jean Blais, écuyer, secondé par Jean-Baptiste Gosselin, écuyer, conseillers. Que ce conseil s’ajourne. Et la séance est levée.
O. PELLETIER, Maire.
(Attesté.)
ALEXANDRE BOULANGER,
Sec.-Trés. C. M.
—
A cette séance du conseil municipal où assistait une nombreuse assemblée des paroissiens il fut Proposé par Joseph Chabot, écuyer, marchand, secondé par Eugène Gosselin, écuyer, secrétaire-trésorier des écoles “ Que Son Honneur le Maire soit prié de continuer à présider l’assemblée et M. A. Boulanger, d’agir comme secrétaire. Adopté unanimement.” Proposé par Marcel Leclaire, écuyer, rentier, secondé par Amable Carrier, écuyer, capt. de milice “ Que cette assemblée, désirant corroborer les résolutions du conseil de ce jour, adresse une humble requête à la législature la suppliant de ne pas adopter le projet de la confédération sans avoir consulté le peuple. Adopté unanimement.” Proposé par Louis Chabot, écuyer, secondé par Jean Boucher, écuyer “ Que les procédés de la présente séance du conseil et de notre assemblée soient envoyés à un journal français pour y être insérés, et qu’une copie de ce journal soit adressée au membre du comté de Bellechasse, qui est prié de faire valoir la requête ci-dessous. Unanimement adopté.”
Dr. O. PELLETIER,
Président.
ALEXANDRE BOULANGER,
Secrétaire.
Vraie copie en tout conforme aux procédés du 2e jour de mars 1865.
ALEX. BOULANGER,
S. T. C. C. B.