Sous-comite sur les langues officielles (1iere reunion): Declaration de principe du gouvernment de la Nouvelle-Ecosse sur l’allusion au Francais dans le discours du Trone

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DOCUMENT NO. 42

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le 8 avril 1968
Gérald J. Doucet
Ministre de l’Education

DECLARATION DE PRINCIPE DU GOUVERNEMENT DE LA NOUVELLE-ECOSSE
SUR L’ALLUSION AU FRANCAIS DANS LE DISCOURS DU TRONE

Je voudrais tout d’abord vous rappeler l’article 4 du discours du Trône lu à l’ouverture de la deuxième sessions de la quarante-neuvième Assemblée générale de la province de la Nouvelle-Ecosse, le jeudi 22 février 1968, où il était énoncé:

« 4. La conférence fédérale-provinciale a convenue:

(a) qu’une Conférence constitutionnelle permanente soit établie, groupant les chefs des divers gouvernements ou leurs délégués et ayant pour objet de diriger les travaux de la révision constitutionnelle;

(b) qu’un comité permanent de fonctionnaires soit établi pour aider la Conférence constitutionnelle;

(c) que soient confiées certaines attributions à la Conférence constitutionnelle, y compris la question des inégalités régionales.

On vous demandera d’examiner:

(a) le statut de la langue française à la Chambre;

(b) les moyens d’enseignement à la disposition des étudiants dont la langue maternelle est le français, dans les régions où le nombre de citoyens francophones permet d’améliorer ces moyens;

(c) l’amélioration générale des moyens d’enseignement du français comme langue seconde. »

Je tiens particulièrement à appeler votre attention sur l’article 4 que je viens de citer. Les intentions du gouvernement sont exprimées dans les deux derniers alinéas (b) et (c), et la responsabilité en revient naturellement au ministère de l’Education. J’aimerais donc exposer la politique du gouvernement à l’égard de l’enseignement du français dans les écoles de la Nouvelle-Ecosse.

Le premier de ces alinéas a pour but de fournir des moyens d’enseignement aux étudiants dont la langue maternelle est le français, dans les régions où le nombre de citoyens francophones est suffisant pour le justifier. Nous proposons à cet effet d’autoriser les commissions scolaires, qui ont reçu la responsabilité légale d’administrer ces écoles, à décider si tous les élèves devraient et peuvent recevoir un enseignement en langue française. On nous dit que le gouvernement fédéral acceptera la responsabilité financière du programme. Le ministère de l’Education est prêt à conseiller les municipalités et à les aider à s’acquitter de leurs fonctions, comme il le fait pour d’autres questions.

Le deuxième alinéa concerne l’amélioration générale des moyens d’enseignement du français comme langue seconde. Nous avons ici l’intention de prendre les mesures suivantes:

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1. Recruter et former un plus grand nombre de professeurs qui parlent français et qui utilisent la méthode orale.

2. S’eefforcer d’améliorer, de perfectionner et d’étendre notre programme de formation des professurs dans nos écoles normales et dans no cours d’été pour professeurs.

3. Enjoindre à nos comités de français de réviser les méthodes actuelles d’enseignement du français dans les écoles de la province et de recommander ensuite ay ministère les moyens d’améliorer notre programme actuel.

4. Continuer d’accorder aux professeurs l’aide financière qu’il leur faut pout se préparer à l’enseignement du français, comme nous l’avons fait pour d’autres sujets particuliere, et subventionner davantage les programmes de formation, selon l’aide financière que nous recevons du gouvernement fédéral.

5. Poursuivre les cours de français à la télévision et à la radio. Nous proposons en outre d’essayer les méthodes audio-visuelles qui sont, paraît-il, un moyen économique et efficace d’enseigner les langues. Les leçons dispensées à la radio s’acommpagneront de projections et d’autres documents dont les professeurs pourront se servir en classe pour aider les enfants à apprendre et à parler la langue française.

Je tiens à souligner que les recommandations que j’ai faites au gouvernement, et que celui-ci a acceptées, m’ont été soumises par mon personnel et qu’elles peuvent refléter ou non mes opinions personnelles à ce sujet. Je dirai que je me suis appliqué à rechercher et à accepter les meilleurs conseils professionnels disponibles avant de faire mes recommandations au gouvernement.

Vous comprendrez sans doute que je serairs plus à l’aise en annonçant la politique du gouvernement au sujet de l’enseignement du français dans les écoles de la province de la Nouvelle-Ecosse si je m’appelais Ferguson ou Nicholson, au lieu de Doucet.

Je me suis acquitté de mes responsabilités de ministre en m’appuyant sur les meilleurs renseignements professionels à ma disposition.

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