« Discourse de la Reine », L’Union Nationale (6 février, 1867)


Informations sur le document

Date: 1867-02-06
Par: Le Pays
Citation: « Discours de la Reine » L’Union Nationale (6 février, 1867)
Autres formats: Bientôt disponible


DISCOURS DE LA REINE.

Londres, 5 fév.—Le Parlement impérial a été ouvert aujourd’hui. Voici un résumé du discours de la reine. Sa Majesté constate avec bonheur que les relations du Royaume avec les puissances étrangères sont sur un pied amical et satisfaisant. Elle espère que la récente guerre d’Allemagne et d’Italie aura pour résultat une paix durable. Les réclamations des Etats-Unis sont mentionnées en passant. Le gouvernement britannique a suggéré un mode d’arrangement et s’il est accepté avec l’esprit amical qui l’a inspiré, il fera disparaître toutes causes de malentendu. La médiation de l’Angleterre et de la France a été rejetée par le Chili et le Pérou, qui sont actuellement en guerre avec l’Espagne. Quant à l’insurrection de Crète, les gouvernements d’Angleterre, de France et de Russie se sont efforcés d’amener une entente entre la Porte et ses sujets chrétiens, sans porter atteinte aux droits souverains du Sultan.

Des résolutions en faveur d’une union plus intime des provinces du Canada, de la Nouvelle Ecosse et du Nouveau-Brunswick, ont été adoptées par les différentes législatures de ces pays. Des délégués dûment autorisés et représentant toutes les nuances de parti et d’opinion dans les colonies, ont arrêté les conditions sur lesquelles une telle union peut être effectuée pour le bien général.

Conformément à leurs désirs, un projet de loi sera soumis, lequel en consolidant les intérêts et les ressources des colonies, donnera de la force aux provinces souveraines comme membres du même empire et animées par des sentiments de loyauté pour la même souveraine.

La Reine désigne le fénianisme comme association illégale et traîtresse et elle suggère de discontinuer l’exercice de toute législation exceptionnelle en Irlande attendu que le calme est rétabli. Le chapitre relatif aux estimés recommande l’économie, mais aussi une allocation destinée à améliorer la condition militaire du royaume et à jeter les bases d’une armée de réserve effective. Une mesure reformant la représentation de la population sera présentée. Sa Majesté conseille la modération de crainte de troubler d’une manière intempestive la balance du pouvoir politique ; mais elle se prononce en faveur d’une loi qui donnerait plus d’extension à la franchise électorale.

Une commission d’enquête sera nommée pour prendre connaissance des désaccords qui surviennent fréquemment entre les patrons et leurs ouvriers. Ces désaccords causent beaucoup de souffrances publiques et privées et font commettre des outrages et des actes de violence. La condition des artisans, des enfants employés dans les boutiques, des femmes ouvrières sera prise en considération et des mesures seront présentées pour leur avantage.

Le discours du trône s’occupe ensuite de la marine commerciale, de la condition des matelots, des malades et des pauvres de la métropole, de la loi de banqueroute, de la cour de divorce, et il termine en promettant un bill relatif aux relations qui doivent exister entre le propriétaire et le locataire en Irlande.

Laisser un commentaire